Alien : Covenant

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Alien : Covenant

Introduction

A quoi ressemble une suite d’Alien ? Une semaine après l’annonce par Ridley Scott lui-même d’une annulation pure et simple du projet d’Alien 5 mené par Neill Blomkamp, il semble hélas possible qu’on ne l’apprenne jamais. Certes, c’est un poil exagéré : la franchise est tout à fait susceptible de stimuler de nouveaux projets mais Scott, de son côté, ne semble plus tant s’intéresser à sa continuité qu’à ses entrailles.

En bref

6.7 / 10

Date de sortie française : 10/05/2017
Durée : 122 min
De : Ridley SCOTT
Genre : Science fiction, Thriller, Horreur
Pays : USA, Angleterre

Avec : Michael FASSBENDER (David / Walter), Katherine WATERSTON (Daniels), Billy CRUDUP (Oram), Danny McBride (Tennessee), Demian BICHIR (Lope), Carmen EJOGO (Karine), Jussie SMOLLETT (Ricks), Callie HERNANDEZ (Upworth), Amy SEIMETZ (Faris), Nathaniel DEAN (Hallett)

Scénario : John LOGAN, Dante HARPER
D’après les personnages créés par : Dan O’BANNON, Ronald SHUSETT
Musique : Jed KURZEL
Photographie : Dariusz WOLSKI

Effets spéciaux : Dan OLIVER, Neil CORBOULD
Effets visuels : Amanda BARRIOS
Cascades : Kyle GARDINER

Production : Twentieth Century Fox, Brandywine Productions Ltd, Scott Free Productions
Distribution : Twentieth Century Fox France

Synopsis

Les membres d’équipage du vaisseau Covenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux, cachant une menace terrible. Ils vont tout tenter pour s’échapper…

38 ans après, Alien n'a pas pris une ride

Dans le pas très enthousiasmant Prometheus, puis dans cet un peu plus convaincant CovenantAlien n’a jamais autant eu l’air d’une base de données à explorer plutôt que d’une histoire à poursuivre : la répétition ad libitum de l’arrivée d’un vaisseau sur une planète infectée par le monstre, comme cauchemar récurrent, jamais ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, vécu par ces équipages d’anonymes décimés par la bête sitôt qu’ils ont remplacé leurs prédécesseurs.

Une régularité placide de l’horreur faite de scènes connues et rodées

La saga est entrée dans une sorte de quasi-platitude, une régularité placide de l’horreur faite de scènes connues et rodées, rythmées par le cycle de vie de la créature (les cocons, l’éclosion, le facehugging, le combat final…) et manipulées par les films comme des lignes de codes, des blocs à recombiner.

Covenant n’échappe pas à la règle et c’est son aspect le moins intéressant : cette façon de faire de la saga un pur bac à sable théorique, un lieu d’expérimentations sur l’existant, de réinterprétation et de SF réflexive qui se demande d’ailleurs pour la milliardième fois à quoi rêvent les androïdes (question aujourd’hui plus métachic que vraiment profonde, non ?) avec un rôle de premier plan pour Michael Fassbender.

Mais si le film laisse son empreinte, c’est parce qu’il croit tout de même à son casting avec une ferveur qui manquait cruellement à Prometheus : on savourera le contre-emploi très pertinent de Danny « Kenny Powers » McBride, et surtout la partition racée d’une Katherine Waterston qui n’a pas à rougir de la comparaison avec la Sigourney Weaver dont elle hérite, et mène le bouquet final à des hauteurs dramatiques et spectaculaires assez inattendues.

Photographie

Secrets de tournage

1
Cinéma
12 juin 2017
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