Découvrir la Brière

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Galerie photos #10

À propos de la galerie

Le Parc naturel régional de Brière est l’un des 54 Parcs naturels régionaux de France. C’est un territoire rural habité, reconnu au niveau national pour son exceptionnelle valeur patrimoniale et paysagère. Il a pour vocation de protéger le patrimoine naturel, culturel et humain à travers une politique innovante d’aménagement et de développement économique, social et culturel, respectueuse de l’environnement. Ce projet est avant tout un projet concerté de développement durable imaginé par les acteurs du territoire.

Le Parc naturel régional de Brière c'est :

  • 56 500 hectares
  • 21 communes classées
  • 1 ville porte (Pornichet)
  • 1 ville partenaire (Nantes)
  • 2 communautés d’agglomération et 1 communauté de communes
  • 80 000 habitants environ sur le territoire classé
  • 20 450 hectares de zones humides
  • 7 000 hectares de marais indivis

Des paysages remarquables

Sous un vocable unique, les marais de Brière recouvrent un ensemble géographique marqué par une histoire complexe.
Véritable mosaïque de contrastes, où haies vives et basses, champs et prairies, fossés et mares, villes et fermes se côtoient. Toute intervention non cohérente peut dégrader
durablement l’attractivité d’un territoire et nombreuses sont les communes à en avoir pris conscience.
En son coeur, ce territoire abrite de vastes zones humides ceinturées par des structures bocagères plus ou moins denses. A l’extrémité ouest du territoire les marais saumâtres et doux s’étendent jusqu’aux marais salants et à l’embouchure du Mès. Cette richesse paysagère résulte des interactions de ce milieu avec l’Homme qui a su habité et exploité ces paysages palustres.

L’abandon des activités traditionnelles au profit des activités industrialo-portuaires à partir du 19ème siècle entraîne une mutation des espaces agricoles et naturels, et du patrimoine bâti, qui a justifié la création en 1967 d’un site inscrit de Grande Brière Mottière sur la majeure partie du territoire pour préserver cette identité propre à la Brière.

Aujourd’hui, les pressions urbaines du littoral et du pôle métropolitain de Saint Nazaire, ainsi que l’évolution des modes de vie, conduisent à une banalisation des paysages, au mitage de l’espace rural et à la fragilisation de l’activité agricole garante de la conservation des paysages ouverts des marais.

Un caractère

A. de Chateaubriant écrivait à propos des briérons :

« Une mentalité farouche, faite de défiance de l’étranger, d’amour violent pour son sol de Brière, de solidarité inviolable entre Briérons du même village ».

Aujourd’hui, le marais a perdu son rôle vital et ne conserve pratiquement que celui de la détente et de cadre de vie. L’identité du territoire liée aux déplacements de l’eau, les siècles de vie communautaire et la pratique d’activités de subsistance en quasi-autarcie ont engendré une réelle culture briéronne. Elle s’est forgée également au gré des luttes des Briérons pour conserver leurs droits sur leur marais face à de multiples tentatives d’assèchement et d’exploitation.

Le fonctionnement des zones humides de notre territoire est le résultat d’évolutions structurelles, mais également le produit d’aménagements réalisés au fil des siècles (creusement de canaux, mise en place de vannage et d’écluses…). Certaines des pratiques perdurent et d’autres non.

Une richesse reconnue internationalement

L’étendue, la diversité et la richesse des zones humides (marais dulçaquicoles, marais salés et secondairement les mares) sont à l’origine du classement de la Brière en Parc naturel régional. La reconnaissance de la valeur patrimoniale de ces zones humides et de leur importance pour le maintien de la biodiversité a été confirmée par de nombreux classements et labellisations nationales et internationales. L’essentiel de la biodiversité remarquable est présent dans ces réservoirs de biodiversité. Cette biodiversité dépend directement, pour une part très significative, des activités agricoles telles que la saliculture et l’élevage extensif. A leur périphérie, les espaces bocagers agricoles, les landes et boisements, permettent l’expression d’une diversité biologique dite ordinaire.

Une biodiversité remarquable

Le Parc naturel régional de Brière recèle une grande diversité de milieux marqués par un patrimoine naturel faunistique et floristique riche et original. C’est cette grande diversité qui a justifié en 1995 l’inscription des marais de Brière et du Mès à la Convention Internationale de Ramsar (signée en 1971 en Iran). 

Pour certaines de ces espèces , groupes d’espèces et habitats considérés comme enjeux prioritaires, des plans d’actions régionaux et nationaux sont mis en place, pour d’autres, inscrites sur listes rouges , des mesures de gestions sont mises en oeuvre.

Le Parc naturel régional a un rôle moteur dans le développement local des mesures mises en place en faveur de la nature.

Des activités traditionnelles qui perdurent

L’agriculture, le métier de chaumier, l’exploitation du sel… sont autant d’activités humaines traditionnelles qui ont concouru à façonner les paysages du Parc naturel régional de Brière.

Les lettres patentes de 1461 que François IIduc de Bretagne, écrit en faveur des Briérons marquent une étape fondamentale de l’histoire locale puisqu’elles officialisent des droits d’usage basés sur la propriété collective et indivise. Ce socle fondateur a donné une cohésion aux communautés vivant sur les îles et dans les zones limitrophes du marais. Malgré les conditions de vie particulièrement rudes, l’utilisation et l’exploitation du bien commun naturel ont sans doute favorisé la sédentarisation et un habitat particulier.

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Paysages, Saint-Nazaire
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